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Brèves, Gros plan, International, Minorités, société

La bourse et la vie

La bourse et la vie.

Le groupe terroriste ETA vient d’annoncer l’arrêt définitif de ses activités armées. Une nouvelle qui ne peut que réjouir tout le monde, au Pays Basque comme ailleurs. C’est aussi le signe, peut-être, que l’action politique se conçoit désormais en d’autres termes que dans les années 1970.

Jour historique. Le 20 octobre 2011, ETA a annoncé officiellement l’arrêt définitif de ses activités armées. Une déclaration sans ambiguïté, qui a fait suite à une conférence internationale où la présence, notamment, du leader historique de Sinn Féin, Gerry Adams, a été remarquée. C’est assez clair: après la pacification de l’Irlande du Nord, suit celle du Pays Basque.

Ouf.

On ne peut que se réjouir de cette nouvelle. Les actions sanglantes de l’ETA ont frappé des victimes forcément toujours trop nombreuses, civiles ou non. Rien ne peut justifier la violence politique, quelles que soient les demandes de groupes comme l’ETA ou l’IRA, y compris face à un pouvoir central oppresseur.

L’action inique des Etats centraux

Il est regrettable et paradoxal, cependant, que ces pouvoirs centraux ne répondent bien souvent qu’à la violence. D’un côté, il y a la répression, afin de faire bonne figure auprès de la population, mais de l’autre il y a la négociation, et les concessions. Comment se fait-il que la Corse bénéficie d’un statut particulier, bien limité certes par rapport à ses homologues européennes, mais exceptionnel dans l’Hexagone? Une dévolution de ce type aurait-elle été accordée à l’Irlande du Nord si la menace de l’IRA n’avait pas pesé? Qu’est-ce qui a permis à la Nouvelle-Calédonie d’arracher un statut d’autonomie bien plus avancé que celui de la Polynésie? Et que dire de l’Algérie: la France l’aurait-elle lâchée sans une terrible guerre d’indépendance?

Il existe pourtant de nombreuses revendications légitimes menées pacifiquement qui ne reçoivent pas le même accueil des Etats, qui sont traitées de façon secondaire: il suffit de mentionner les cas de la Bretagne actuelle (post-FLB), de la Cornouailles, ou bien de la Savoie. Cela ne fait pas honneur à des Etats soi-disant « démocratiques » de balayer d’un revers de main les demandes justifiées de mouvements aux méthodes pacifiques.

Une nouvelle façon de faire de la politique?

Mais après tout, il faut se demander s’il est encore bien nécessaire d’aller quémander des miettes aux pouvoirs centraux. Avec la déclaration de l’ETA, il semble qu’une époque nouvelle s’ouvre définitivement, de façon symbolique. La société constitue désormais un contre-pouvoir face aux Etats, comme peuvent le montrer les événements récents dans les pays arabes. Construisons nous-même notre société idéale, sans rien demander à l’Etat. Le système français, semblable à une citadelle de carton, tombera alors de lui-même.

A une époque où l’appartenance à la Bretagne n’est plus honteuse, mais est même source de fierté, il est possible d’avoir foi dans une solution pacifique et progression des revendications bretonnes. Organisons l’économie, la culture, le social, les transports, et tout le reste, nous-mêmes, et la dévolution viendra d’elle-même, sans effort, et surtout sans violence.

SG

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Rétroliens/Pings

  1. Pingback: La revue N. 10 : mer « Sterne - 31/10/2011

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